
Département le plus montagneux de France, avec 100 % de son territoire classé en zone de montagne, les Hautes-Alpes c'est 6 territoires aux caractères opposés entre Gap, la vallée du Buech, Briançon et la frontière italienne. Falaises calcaires du Dévoluy, glaciers suspendus des Écrins, lacs d'altitude du Thabor, mélèzes et roches vertes du Queyras, grand lac bleu de l'Embrunais.
Chez Altimood, on vit et on guide ici toute l'année, entre Gap, Briançon et les cols d'altitude. Dans cet article, on vous partage 14 itinéraires qui sont les grands classiques du département. Classer les plus belles randonnées des Hautes-Alpes n'a pourtant pas grand sens : mettre un glacier des Écrins en concurrence avec un plateau du Dévoluy est incongru. La sélection est donc assumée comme subjective, et ce qui fera votre sortie tiendra plus à l'heure de départ et à ce que le versant nord a gardé de l'hiver ou encore au choix de la sortie adapté à votre forme physique plutôt qu'à un classement de randonnées.
Le département prend le régime sec des Alpes du Sud : en été, l'orage monte l'après-midi et la matinée reste dégagée.
Les 10 premières randonnées se marchent à la journée, les 4 dernières sont des tours de plusieurs jours. Pour chacune : le point de départ précis avec sa commune, la distance, le dénivelé, la durée, la période praticable et la trace GPX à télécharger. Les distances et les dénivelés reprennent ceux de chaque trace, les durées sortent de notre calculateur de temps de marche, qui moyenne 4 méthodes (Naismith, DIN 33466, Club Alpin Suisse, kilomètres-effort). C'est du temps de marche seul, les pauses viennent en plus.
Les 14 itinéraires ci-dessous couvrent les 6 territoires : approches glaciaires en Vallouise, plateaux karstiques du Dévoluy, belvédère sur Serre-Ponçon, lacs du Queyras contre la frontière italienne. Chaque section renvoie vers l'article détaillé de la randonnée ou du massif quand il existe. La lecture de la carte IGN vous en ouvrira beaucoup d'autres.
| # | Randonnée | Départ | Distance | D+ | Difficulté |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Refuge du Glacier Blanc | Pré de Madame Carle (Vallouise) | 10,5 km | +939 m | 3/5 |
| 2 | Lac de Lauvitel | Les Ougiers (Bourg-d'Oisans) | 8,7 km | +674 m | 2/5 |
| 3 | Lacs de Pétarel | Les Portes (La Chapelle-en-Valgaudemar) | 12,4 km | +814 m | 4/5 |
| 4 | Voile de la Mariée et lac Lauzon | Gioberney (Valgaudemar) | 6,6 km | +506 m | 2/5 |
| 5 | Col de Laurichard | Col du Lautaret | 5,6 km | +552 m | 3/5 |
| 6 | Obiou | Les Baumes (Pellafol) | 11 km | +1 182 m | 5/5 |
| 7 | Plateau et pic de Bure | Combe Ratin (Saint-Étienne-en-Dévoluy) | 14,7 km | +1 096 m | 4/5 |
| 8 | Grand Ferrand | Lachaup (Agnières-en-Dévoluy) | 14,7 km | +1 310 m | 5/5 |
| 9 | Pic de Morgon | Le Grand Clot (Crots) | 11 km | +760 m | 4/5 |
| 10 | Lac Miroir et lac Sainte-Anne | Le Pied du Mélezet (Ceillac) | 11 km | +780 m | 3/5 |
| 11 | GR54, tour des Écrins | Bourg-d'Oisans | 188 km | +11 000 m | 5/5 |
| 12 | Tour du Vieux Chaillol | Saint-Michel-de-Chaillol | 95 km | +3 820 m | 4/5 |
| 13 | GR57, tour du Mont Thabor | Névache | 69 km | +4 040 m | 3/5 |
| 14 | GR58, tour du Queyras | Ceillac | 110 km | +7 850 m | 4/5 |
Les 6 territoires ne se ressemblent pas, et 4 tiennent à moins d'une heure de Gap. Le Briançonnais et le Queyras demandent le double de route.
Le Parc National des Écrins culmine à la Barre des Écrins (4 102 m) et concentre le plus grand nombre de glaciers au sud du Mont-Blanc. Les vallées du Valgaudemar, de la Vallouise et du Vénéon y enfoncent des routes en cul-de-sac ; bouquetins et gypaètes barbus s'y observent toute l'année.
Le Champsaur-Valgaudemar forme le versant sud-ouest des Écrins : bocage, cascades, alpages et villages habités à l'année. C'est le territoire où l'on emmène le plus volontiers les familles et les personnes qui découvrent la randonnée en montagne.
Le Dévoluy dresse ses murailles calcaires entre Gap et le Trièves. L'eau s'y infiltre dans le karst : presque aucune source en altitude, et une résurgence géante en contrebas, les Gillardes. L'Obiou (2 789 m) et le Grand Ferrand (2 758 m) en sont les 2 sommets marquants.
Le Briançonnais ouvre sur le massif du Thabor et les grands cols routiers (Lautaret, Galibier, Izoard) depuis Briançon, la ville la plus haute de France à 1 326 m. C'est aussi la frontière climatique entre Alpes du Nord et Alpes du Sud.
Le Queyras occupe l'angle est du département, contre la frontière italienne. Sa roche vient du fond d'un océan disparu : schistes lustrés et ophiolites, avec des serpentinites franchement vertes du côté de Saint-Véran, l'une des communes les plus élevées d'Europe à un peu plus de 2 000 m. Abrité des perturbations par la barrière des Écrins, le massif est sec et clair, couvert de mélézins jusque vers 2 400 m, et tout son réseau d'eau converge vers le Guil, qui s'échappe par la combe vers Guillestre. Le Parc Naturel Régional qui le protège date de 1977. Le GR58 en fait le tour en 8 jours.
L'Embrunais, enfin, tient la Durance entre Gap et Briançon. Le lac de Serre-Ponçon, mis en eau en 1961, y noie l'ancien fond de vallée sur 28 km², et le pic de Morgon (2 324 m) le domine au-dessus de la forêt domaniale de Boscodon. Plus haut, les aiguilles de Chabrières découpent des crêtes déchiquetées au-dessus de Réallon. C'est le territoire le plus bas des 6, ce qui en fait aussi le premier ouvert au printemps.
La route de la Vallouise se termine au Pré de Madame Carle, à 1 875 m au-dessus d'Ailefroide. De là, le sentier remonte le vallon du Glacier Blanc en larges lacets, franchit un premier ressaut au refuge Tuckett (2 438 m), puis gagne le refuge du Glacier Blanc (2 542 m), posé sur un promontoire face à la face nord de la Barre des Écrins (4 102 m) et au Dôme de Neige.
Jusqu'au refuge Tuckett, le sentier se parcourt en famille. Au-dessus, le ton change : quelques passages câblés et de la moraine, puis le glacier entier d'un coup. On peut s'arrêter au refuge sans rien perdre de la vue. Le recul de la glace se lit d'année en année sur les moraines, et le paysage du haut du sentier n'est plus celui des photos d'il y a 20 ans. La suite logique de cette journée est la traversée des Écrins en 5 jours.
Avec 35 hectares et plus de 60 m de profondeur, le lac de Lauvitel est le plus grand lac naturel du Parc National des Écrins. Il occupe un verrou glaciaire à 1 530 m au-dessus de la vallée du Vénéon, et son niveau varie d'une vingtaine de mètres selon les saisons. Ses rives marquent l'entrée d'une réserve intégrale créée en 1995, la protection la plus stricte du droit français : baignade et bivouac y sont interdits, et le CNRS y suit les écosystèmes sans intervention humaine depuis 30 ans.
La trace ci-dessous fait l'aller-retour depuis le hameau des Ougiers. Depuis La Danchère, le hameau voisin, comptez 1 h 30 de montée pour environ 500 m de dénivelé, sur un chemin raide par endroits mais bien tracé, praticable en famille à partir de 7-8 ans. Les autres plans d'eau du massif sont réunis dans notre article sur les lacs des Écrins.
Le Lauvitel se trouve en Isère, comme le départ du GR54 à Bourg-d'Oisans : le Parc National des Écrins couvre 2 départements, et depuis Gap le versant Oisans se rejoint en 2 h de route par le col du Lautaret.
Les lacs de Pétarel s'égrènent en chapelet à partir de 2 100 m dans un vallon suspendu au-dessus de la Séveraisse, face à la paroi sud de l'Olan (3 564 m). Par temps calme, le premier lac renvoie la face entière du sommet. Le cadre est granitique et minéral, et le bivouac y suit la règle de la zone cœur du parc : entre 19 h et 9 h, à plus d'une heure de marche des limites.
3 départs se partagent la montée : les Andrieux, raide et direct ; l'Ubac, par le col de Pétarel, qui permet d'enchaîner avec les lacs de Sebeyras ; et La Chapelle-en-Valgaudemar par les Oulles du Diable puis le hameau des Portes, la variante la moins raide et celle de la trace ci-dessous.
Le chalet-hôtel du Gioberney ferme le Valgaudemar à 1 640 m, dans un cirque que barre le Sirac (3 441 m). La cascade du Voile de la Mariée tombe juste sous le parking : c'est l'eau du lac du Lauzon qui descend de terrasse en terrasse en s'élargissant au fil de la chute, d'où le nom. La voir ne demande que quelques minutes de marche.
Pour prolonger, la boucle monte au lac du Lauzon (2 008 m) par un sentier balisé. Une sente non balisée continue jusqu'au lac Bleu avant de redescendre sur le cirque. Le refuge du Pigeonnier, au-dessus des lacs, permet d'étaler la sortie sur 2 jours. En juillet et en août, la route étroite du Valgaudemar se croise mal : la navette estivale depuis Saint-Firmin ou La Chapelle règle la question.
Depuis le col du Lautaret (2 058 m), le sentier monte vers le col de Laurichard (2 645 m) en passant au pied du jardin des glaciers, un ensemble de roches moutonnées et de cannelures polies par les glaciers quaternaires, classé pour son intérêt géologique. Du col, la vue plonge sur le glacier de l'Homme et fait face à la Meije (3 983 m).
Le départ déjà haut réduit l'effort sans rien enlever à l'ambiance de haute montagne : marmottes dès les premiers lacets, et le jardin botanique du Lautaret juste en contrebas du parking pour mettre des noms sur la flore croisée en chemin. C'est la sortie que l'on garde pour une demi-journée dans le Briançonnais.
Point culminant du Dévoluy, la Grande Tête de l'Obiou se repère depuis la moitié du Trièves. La voie normale contourne la montagne par le versant est : col des Faïsses, vallon glaciaire suspendu, combe du Petit Obiou, puis la vire de la Cravatte et la crête de Malpasset jusqu'au sommet, arrondi et presque plat.
La difficulté tient moins à la pente qu'à la roche. Les strates calcaires forment les escaliers dévoluards, dont des plaques se détachent à chaque cycle de gel et de dégel : le casque se justifie dès que plusieurs groupes se suivent, et la descente demande plus d'attention que la montée. Du sommet, la vue couvre le Trièves, le lac du Sautet, la ligne de crête du Dévoluy jusqu'au Grand Ferrand, les Écrins et, par temps clair, le mont Ventoux.
L'accès routier se fait par le parking des Baumes, au bout d'une longue piste peu entretenue après le col de la Sambue. Partir du hameau des Payas, à Pellafol, ajoute environ 300 m de dénivelé et épargne la voiture. Le Dévoluy est à cheval sur 3 départements : la voie normale de l'Obiou attaque par le versant isérois, alors que le pic de Bure et le Grand Ferrand se montent depuis le 05.
Le pic de Bure change 2 fois de terrain : une montée soutenue en forêt puis dans les pierriers sous les falaises, la traversée d'un plateau karstique sans un arbre ni une source, une dernière côte courte jusqu'au sommet. Sur le plateau, les antennes de l'observatoire NOEMA de l'IRAM sont posées sur des rails à 2 550 m ; le téléphérique visible en contrebas ne transporte plus personne depuis l'accident du 1er juillet 1999, et les scientifiques montent à pied.
Le sol est un lapiaz : l'eau s'infiltre au lieu de couler, et il n'y a rien à boire du départ au retour, donc l'eau de la journée se porte. Mouflons et chamois se laissent voir aux heures creuses, tôt le matin surtout. La Combe Ratin, la plus directe, monte de Saint-Étienne-en-Dévoluy. La combe d'Aurouze part de Montmaur, la combe de Cluse du col du Festre.
Deuxième sommet du Dévoluy, le Grand Ferrand se gravit par le col de Charnier puis le Vallon Froid. La partie finale traverse un pierrier raide où l'on pose les mains, et l'ancien balisage rouge s'est effacé par endroits : l'itinéraire demande de savoir se situer. L'arête sommitale, aérienne sans être technique, domine d'un côté les falaises qui tombent sur Tréminis, de l'autre le cœur du massif, avec les Écrins et le Vercors au second plan.
Lachaup, au-dessus d'Agnières-en-Dévoluy, demande le moins de dénivelé : 1 310 m, contre 1 600 m depuis Lus-la-Croix-Haute et 1 800 m depuis Tréminis. Pour les amateurs de géologie, une variante rejoint le sommet par les tunnels et arches naturels creusés dans le calcaire sous l'arête.
Le pic de Morgon tombe droit dans le lac de Serre-Ponçon, et c'est le seul sommet d'où on le voit en entier : les 2 bras, celui de la Durance et celui de l'Ubaye, se rejoignent 1 500 m plus bas sans qu'aucun premier plan ne coupe la vue. Les Écrins ferment le nord de l'horizon, le Dévoluy l'ouest.
La montée part du Grand Clot, une clairière au bout de la route forestière au-dessus de l'abbaye de Boscodon. Les premiers lacets se font sous les sapins de la forêt domaniale, 878 hectares entre 980 et 2 400 m, la plus petite du réseau Forêt d'Exception® de l'ONF. Le sentier sort du bois vers 1 900 m, traverse sous le pic Martin Jean (2 100 m) et entre dans le cirque de Morgon, où le lac Saint-Pierre (1 915 m) tient un replat au 3e kilomètre. Les 3 kilomètres suivants gagnent la crête. C'est là que la sortie change de nature : quelques pas exposés se franchissent avant l'arête sommitale, à éviter par sol humide, où le calcaire devient savonneux. Le retour se fait par le sentier de l'Échelle, en balcon au-dessus du lac.
À 2 324 m, c'est le plus bas des sommets de cette sélection, et le versant regarde plein sud : le Morgon se déneige quand l'Obiou et le pic de Bure gardent encore leurs névés nord. La contrepartie, c'est la chaleur, qui impose un départ tôt. Les aiguilles de Chabrières, le lac Sainte-Marguerite et le reste du secteur sont réunis dans notre article sur la randonnée dans les Alpes du Sud.
Au-dessus de Ceillac, le dernier parking du Mélezet est à 1 700 m. De là, 2 lacs séparés de 3 km et de 250 m de montée s'enchaînent dans la journée. Le premier, le lac Miroir (2 214 m), se gagne par le mélézin : une vasque peu profonde posée sur un replat, qui retourne la crête de la Font Sancte dès que le vent tombe, d'où son nom. Le second, le lac Sainte-Anne (2 415 m), est son contraire exact : ni arbre ni terre, une cuvette de pierre au pied des pics de la Font Sancte (3 385 m), point culminant du Queyras. Une chapelle en tient le bord, but d'un pèlerinage le 26 juillet.
Le sens de la boucle compte. En montant par le lac Miroir, on prend la forêt à l'ombre le matin et on redescend le vallon de Sainte-Anne face au soleil. Dans l'autre sens, la remontée du vallon se fait plein sud en pleine chaleur. Le col Girardin (2 699 m), 280 m au-dessus du lac Sainte-Anne, prolonge la journée pour qui veut voir tomber le versant Ubaye. La trace ci-dessous suit la boucle sans le col.
Le GR54 boucle le tour de l'Oisans et des Écrins : 188 km, 11 000 m de dénivelé positif et 12 cols, la plupart au-dessus de 2 500 m. Aucun autre grand tour français n'en cumule autant, et il reste peu parcouru : là où le Tour du Mont-Blanc marche en file, le GR54 aligne des étapes entières sans croiser personne.
Le découpage classique part de Bourg-d'Oisans dans le sens horaire et se marche en 10 à 13 jours. Le plancher sportif se situe autour de 9 jours, le format de notre tour des Écrins en 9 jours. Pour dimensionner votre projet, voir combien de jours prévoir sur le GR54. Et pour un format plus court, la traversée des Écrins en 5 jours relie le Valgaudemar à la Vallouise de refuge en refuge.
Le Tour du Vieux Chaillol est un GR de Pays en boucle autour du sommet éponyme (3 163 m), point culminant du Champsaur. L'itinéraire balisé passe des bocages du piémont aux cols à plus de 2 500 m, avec les falaises est du Dévoluy en ligne de mire, et les nuits d'étape se réservent dans les gîtes et refuges du parcours, de Vallonpierre au Pré de la Chaumette.
Le départ de Saint-Michel-de-Chaillol se rejoint en bus depuis Gap, ce qui en fait l'un des rares treks du département réalisable sans voiture. Comptez 4 jours sur le tracé direct, 6 pour les variantes. Marmottes et chamois se croisent dans les vallons du cœur du parc.
Au départ de Névache, le GR57 fait le tour du sommet en 5 à 6 jours par la Clarée, la Vallée Étroite et la Maurienne : 69 km, 4 040 m de dénivelé positif, et une nuit en refuge chaque soir aux Drayères, à Terre Rouge, aux Marches et en Vallée Étroite. Aucun col ne passe au-dessus de 2 830 m, et le fond de vallée se rejoint de presque n'importe quel point du parcours si la météo tourne. L'ascension du sommet (3 178 m) se greffe en option depuis le col des Méandes, par un sentier sans passage technique.
Le tour se resserre sur 4 jours au départ de la gare de Briançon, par le col des Thures, la Vallée Étroite, le col des Muandes et la haute Clarée avant la descente sur la Guisane : c'est le format de notre tour du Mont Thabor en 4 jours, 3 nuits en refuge et aucune voiture d'un bout à l'autre. Le massif, ses randonnées à la journée et ses refuges sont détaillés dans notre article sur les randonnées du Thabor.
Au départ de Ceillac, le GR58 fait 110 km et 7 850 m de dénivelé positif, avec 9 cols tous au-dessus de 2 250 m, du col de Bramousse (2 251 m) au col de Chamoussière (2 882 m), point haut du parcours. Contrairement au GR54, qui dort en refuge d'altitude, il redescend chaque soir sur du bâti habité : Saint-Véran, Abriès, La Monta, avec gîtes et épiceries de village. Cela change toute la logistique du trek, puisque le ravitaillement se fait en route et que le sac reste léger sur les 8 jours.
Le rythme classique tient en 8 jours, soit environ 5 h 40 de marche par jour. Le parcours joue sur toute la hauteur du massif : dès le premier jour il retombe à 1 175 m au hameau de Bramousse, sur le Guil, et il repasse 1 700 m plus haut au col de Chamoussière, au kilomètre 88, juste avant la descente sur Saint-Véran. La gare de Montdauphin-Guillestre et son bus jusqu'à Ceillac en font l'un de nos treks accessibles en train.
Altimood encadre ces itinéraires à l'année, depuis Gap, avec un accompagnateur en montagne qui habite le département. Sorties à la journée, week-ends, treks : on cale le tracé sur votre niveau, et le test en 7 questions vous situe si vous hésitez.
Pour qui vient de loin, un séjour randonnée dans les Hautes-Alpes laisse le temps d'enchaîner plusieurs massifs, et nos treks accessibles en train partent des gares de Gap et de Briançon.
Nos départs programmés se tiennent sur les 4 massifs autour de Gap, où nous vivons. Pour le Queyras, on construit le séjour autour de vos dates : vous donnez la période et le nombre de jours dont vous disposez, on propose un itinéraire qui tient dedans, et là-bas c'est le sens de rotation retenu sur la boucle qui commande le reste du tracé, puisqu'il fixe quels cols se passent le matin et où tombent les nuits en village.
Et si vous souhaitez être informé de nos prochains départs, renseignez votre adresse email pour recevoir une notification lorsque nous ouvrons les inscriptions pour un nouveau séjour sur les Hautes-Alpes.
Les itinéraires d'altitude de cette page se pratiquent de mi-juin à mi-octobre, et les sommets du Dévoluy plutôt de juillet à octobre : avant, les versants nord au-dessus de 2 300 m gardent des névés qui rendent la trace incertaine, sur l'Obiou et le pic de Bure en particulier. Le pic de Morgon fait l'exception qui ouvre la saison. Les tours de plusieurs jours dépendent du gardiennage des refuges, de début juillet à mi-septembre pour le GR54. Le Queyras ouvre un peu plus tôt : le GR58 dort dans des gîtes de village qui tournent dès fin juin, mais le col de Chamoussière, à 2 882 m, garde des névés bien après. Septembre reste notre mois préféré : l'air redevient stable après les orages d'août, les parkings se libèrent et les mélèzes commencent à tourner dans le Valgaudemar. En hiver, le département se parcourt avec les plus belles balades en raquettes dans les Hautes-Alpes et le programme change complètement.
Gap, préfecture du département, est la porte d'entrée naturelle pour la randonnée dans les Hautes-Alpes. Plusieurs options existent pour rejoindre les Alpes depuis Paris ou d'autres grandes villes :
Gap se situe à 660 m d'altitude, au carrefour des Écrins, du Dévoluy, du Champsaur-Valgaudemar et du Briançonnais. Pour le Queyras, à l'autre bout du département, Guillestre et Château-Ville-Vieille sont des bases plus courtes de 1 h de route.
10 TOP 25 couvrent la sélection : 3436 ET (Meije, Pelvoux) pour le Glacier Blanc et le col de Laurichard, 3335 ET (Bourg-d'Oisans) pour le Lauvitel, 3336 ET (Champsaur, Valgaudemar) pour Pétarel et le Lauzon, 3337 OT (Dévoluy, Obiou, pic de Bure) pour les 3 sommets du Dévoluy, 3437 OT (Champsaur, Vieux Chaillol) pour le tour du Vieux Chaillol et 3535 OT (Névache, Mont Thabor) pour le tour du Thabor, prolongé par 3435 ET (Valloire, Galibier) sur son arc nord, en Maurienne. Le pic de Morgon tient sur 3438 ET (Embrun, les Orres, lac de Serre-Ponçon). Le Queyras en demande 2 lui aussi : 3637 OT (Mont Viso, Saint-Véran, Aiguilles) porte Ceillac, les 2 lacs et la moitié est du GR58, et 3537 ET (Guillestre, Vars, Risoul) prend le retour par Furfande et Bramousse. Sur les itinéraires qui quittent le balisage, l'Obiou ou le Grand Ferrand, suivre une trace GPS sur un écran de téléphone ne remplace pas la carte : nos repères sur le sujet sont dans apprendre à lire une carte IGN.