
Un lac de montagne à 2 352 mètres, posé sur les gradins des Aiguilles Rouges. En face, l'Aiguille Verte, les Drus et le Mont-Blanc se retournent dans l'eau dès que le vent tombe. C'est cette image que des randonneurs viennent chercher chaque été au Lac Blanc, au-dessus de Chamonix.
Chez Altimood, on monte sur ce versant une à plusieurs fois par saison, par la télécabine comme par les échelles de Tré-le-Champ. Le Lac Blanc n'a rien d'une randonnée secrète, et c'est justement pour ça que le choix du départ compte : selon qu'on parte de la Flégère, du col des Montets, de Tré-le-Champ ou du fond de la vallée, ce n'est pas la même journée. Durée, dénivelé, niveau technique et fréquentation changent du tout au tout. Le tableau ci-dessous compare les quatre accès avec leur trace GPX, et la suite détaille la difficulté réelle, la saison, la réglementation et le refuge.
| Itinéraire | Distance | D+ | Durée | Niveau |
|---|---|---|---|---|
| Par la Flégère (télécabine) | 6,3 km A/R | +525 m | 3 h à 4 h | Facile, dès 7 ans |
| Par le col des Montets ou gare de Montroc | 12,7 km boucle | +1 070 m | 5 h à 6 h | Intermédiaire |
| Par les échelles de Tré-le-Champ (Argentière) | 12,2 km boucle | +1 200 m | 6 h à 7 h | Difficile, aérien |
| Depuis Les Praz, à pied | 19,4 km boucle | +1 600 m | 8 h à 9 h | Sportif |
Distances et durées données aller-retour ou en boucle, temps de marche hors pauses. Les dénivelés sont ceux de nos traces GPX, téléchargeables sous chaque itinéraire.
Au sens strict, non, et autant le dire tout de suite. Pour embrasser le massif entier, le Brévent (2 525 m) fait mieux : plus haut, plus frontal, un panorama à 360°. C'est le point de vue que la plupart des marcheurs du TMB citent en premier. Le Grand Balcon Nord et les lacs Noirs ont aussi leurs défenseurs, et votre souvenir dépendra surtout de la lumière, de la météo du jour, du monde croisé sur le sentier et de votre forme du moment.
Ce que le Lac Blanc a pour lui, et que ni le Brévent ni les autres n'ont, c'est l'eau : ici, le massif est en face et dans le lac. C'est ce miroir à 2 352 m qui en fait le belvédère le plus photographié de la vallée, et la raison est d'abord géographique.
Le lac est orienté plein sud, face au versant nord du massif du Mont-Blanc. Depuis sa rive, le regard balaie sans coupure l'Aiguille du Chardonnet (3 824 m), l'Aiguille d'Argentière (3 902 m), l'Aiguille Verte (4 122 m) et les Drus (3 754 m) qui dominent la Mer de Glace, puis les Grandes Jorasses (4 208 m) et, plus à droite, la calotte du Mont-Blanc (4 807 m). Entre les deux, les glaciers du Tour, d'Argentière et des Bossons descendent vers la vallée. Par eau lisse, tout cela se dédouble dans le lac.
On parle du « Lac Blanc » au singulier, mais il y a en réalité deux vasques : la première, 3 mètres de fond, et celle du dessus, 10 mètres. L'eau n'a d'ailleurs rien de blanc, elle est claire, et le nom viendrait plutôt de la neige, qui tient sur le lac une bonne partie de l'année et libère parfois sa rive nord seulement en plein été. Le détour de quelques minutes jusqu'à la vasque du haut vaut le coup : même face-à-face avec le massif, beaucoup moins de monde sur les rives à l'heure du pique-nique. Tôt le matin, avant l'arrivée des télécabines, il n'est pas rare de croiser des bouquetins sur les dalles et d'entendre siffler les marmottes.
Tous mènent au même lac, mais ils ne s'adressent pas aux mêmes jambes. Voici comment on les départage.
C'est l'accès classique et le plus facile. On monte en télécabine des Praz de Chamonix (1 068 m) jusqu'à la station de la Flégère (1 877 m), puis on rejoint le lac à pied par un sentier bien tracé. La montée se fait en 2 h à 2 h 30, avec quelques marches rocheuses où l'on pose les mains, mais rien d'exposé : c'est la version accessible aux enfants dès 7 ans. Petite surprise en sortant de la benne, le sentier commence par descendre d'une trentaine de mètres dans la combe de Chavanne avant d'attaquer vraiment la montée.
La trace ci-dessous ne couvre que la montée. En aller-retour, comptez 6,3 km et +525 m.
| Billet | Flégère | Flégère + Index |
|---|---|---|
| Aller adulte | 19 € | 31 € |
| Aller-retour adulte | 25 € | 43 € |
| Aller enfant (5-14 ans) | 16,20 € | 26,40 € |
| Aller-retour enfant | 21,30 € | 36,60 € |
| Forfait famille | 77,60 € | 133,40 € |
Gratuit pour les moins de 5 ans, tarif groupe à partir de 20 personnes. Pour l'été 2026, les horaires publiés courent du 11 juillet au 13 septembre : première benne à 8 h 20 et dernière descente à 18 h jusqu'au 30 août, puis 8 h 35 et 17 h du 31 août au 13 septembre. Les dates et les tarifs bougent d'une année sur l'autre, vérifiez avant de monter.
Le détail qui a son importance : l'aller simple est à 19 € et l'aller-retour à 25 €. Redescendre à pied jusqu'aux Praz ne fait donc économiser que 6 €, contre 800 mètres de descente dans les genoux. Dans l'autre sens, monter à pied et ne prendre la benne que pour rentrer coûte le même prix, et c'est souvent le meilleur compromis quand on a des enfants fatigués.
Pour éviter de refaire deux fois le même sentier, beaucoup redescendent par les lacs des Chéserys. Attention au malentendu sur les 45 minutes souvent citées : c'est le temps du lac blanc aux lacs de Chéserys, pas celui du retour complet, qui demande plus de deux heures jusqu'à la Flégère. Et si vous avez choisi cet accès justement parce qu'on vous a promis « rien d'exposé », sachez que ce retour comporte des marches et une courte échelle métallique. Rien de difficile, mais autant ne pas le découvrir sur place.
Le parking de la Flégère, aux Praz, est payant en saison.
Depuis la Flégère, un télésiège monte à l'Index (2 401 m). De là, le sentier rejoint le refuge en balcon, quasiment à plat, en 1 h 20 environ. C'est plus cher et le dénivelé devient anecdotique. Dernière montée à l'Index vers 17 h, dernière descente vers 17 h 45 en haute saison.
La trace ci-dessous ne couvre que la traversée, de l'arrivée du télésiège au lac : 2,8 km, +130 m et -160 m. Il faut la doubler si vous rentrez par le même chemin, ou basculer sur la descente vers la Flégère.
Pour se passer des remontées mécaniques sans viser un gros dénivelé, le col des Montets (1 461 m) est un bon compromis. Le sentier grimpe dans la forêt puis les alpages, passe par les lacs des Chéserys et rejoint le Lac Blanc en 3 h à 3 h 30, pour +965 m. C'est un itinéraire moins fréquenté que celui de la Flégère, plus varié aussi, avec ce défilé de lacs d'altitude qui se succèdent.
La trace ci-dessous part de la gare de Montroc-Le Planet, desservie par le Mont-Blanc Express, et boucle par le col des Montets : une sortie sans voiture de 12,7 km et +1 070 m, plus longue que la montée depuis le col mais qui règle la question du parking. Un point à connaître avant de la suivre : elle rentre par la Tête aux Vents et les échelles de l'Aiguillette d'Argentière. Si vous avez choisi le col des Montets justement pour éviter ces échelles, redescendez par où vous êtes monté.
Voilà l'accès qui a fait la réputation « sauvage » du secteur. Au-dessus d'Argentière, le sentier monte vers l'Aiguillette d'Argentière (1 893 m) puis franchit une barre rocheuse par une série d'échelles métalliques et de câbles. Les passages sont aériens mais bien équipés, et ne demandent aucune technique d'escalade : les mains servent à s'assurer. Reste que le vide est là, et qu'on n'est pas tous égaux devant lui. Le sens dans lequel on prend la boucle n'est pas un détail : une échelle se monte bien mieux qu'elle ne se descend, et c'est dans ce sens-là qu'on les prend avec nos groupes.
Ce tronçon entre Tré-le-Champ et la Flégère correspond à l'étape 10 du Tour du Mont-Blanc, que nous détaillons pas à pas dans son propre article : si vous préparez le TMB, c'est là que se joue le passage des échelles.
La trace ci-dessous boucle au départ de la gare d'Argentière (1 246 m), ce qui permet de venir en train : 12,2 km et +1 200 m, échelles comprises. Telle qu'elle est tracée, elle monte par les Chéserys et rentre par la Tête aux Vents et les échelles. Pour prendre celles-ci à la montée, parcourez-la dans l'autre sens. En voiture, le parking de Tré-le-Champ, plus haut sur la route du col, coupe l'approche depuis le fond de vallée.
Il est possible de tout faire à pied depuis le fond de la vallée, aux Praz (1 068 m). Les deux premières heures montent dans la forêt, à l'ombre et au frais, sans vue sur le massif avant la sortie des arbres. C'est ce que la télécabine fait sauter, et c'est aussi ce qui rend le départ à pied tenable en plein été : par grosse chaleur, ces deux heures sous les mélèzes passent bien mieux que le même dénivelé en plein soleil. La plupart des marcheurs combinent d'ailleurs l'ascension à pied avec une descente en télécabine, ou l'inverse. Il faut de la marge dans les jambes.
La trace ci-dessous part de la gare des Praz et boucle par le Lac Blanc : 19,4 km et près de +1 600 m, la plus grosse journée des quatre.
C'est l'argument qu'on oublie souvent : le Mont-Blanc Express dessert Les Praz, Argentière et Montroc-Le Planet, soit une gare pour chacun des quatre itinéraires. Trois des traces ci-dessus partent d'ailleurs directement d'une gare (Argentière pour les échelles, Montroc pour le col des Montets, Les Praz pour l'intégrale), et la télécabine de la Flégère se rejoint à pied depuis la gare des Praz en quelques minutes. Aucun des quatre départs n'impose donc la voiture.
En juillet-août, quand les parkings de la vallée sont saturés dès 9 h, c'est le moyen le plus simple d'arriver au départ. Le train permet aussi de finir la journée ailleurs qu'à son point de départ : monter par Tré-le-Champ et redescendre sur Les Praz par la Flégère, par exemple, sans avoir à revenir chercher une voiture.
Une fois là-haut, le Lac Blanc n'est pas la seule vasque du coin. Les lacs des Chéserys, juste en dessous, se traversent au retour sans rallonger beaucoup, et avec moins de monde. En poussant un peu, on rejoint le lac Cornu et les Lacs Noirs, ou le petit lac de Persévérance, qui donne un autre angle sur le Lac Blanc. Les randonneurs équipés peuvent aussi basculer vers l'Index par le télésiège, pour redescendre côté Flégère.
Le Lac Blanc n'a pas un seul niveau de difficulté, il en a quatre. Par la Flégère, c'est une sortie familiale : de la montée régulière, quelques marches rocheuses, rien d'exposé. Par Tré-le-Champ, on entre dans un tout autre registre avec les échelles et la vire, un terrain qui demande d'être à l'aise en hauteur.
Si le vertige vous concerne mais que vous voulez quand même la version « à pied », la montée par le col des Montets évite les échelles aériennes de l'Aiguillette d'Argentière, à une condition : redescendre par où vous êtes monté. En boucle, le retour par la Tête aux Vents ramène droit sur ces échelles, et c'est le chemin que suit notre trace. Autre précision qui a son importance : aucun de ces itinéraires ne dispense de la courte échelle qui franchit les dalles entre les Chéserys et le lac, commune à tous les accès à pied. Elle est brève et facile, mais elle existe, et mieux vaut le savoir avant de s'engager avec quelqu'un que le vide inquiète. Le seul accès vraiment sans échelle reste l'aller-retour direct depuis la Flégère. Quel que soit l'itinéraire, on reste sur des sentiers de haute montagne, bien balisés mais caillouteux, où de bonnes chaussures montantes et des bâtons pour la descente changent la journée.
La fenêtre fiable va de fin juin à fin octobre. Avant la mi-juin, la neige tient encore sur les Aiguilles Rouges : les névés couvrent le sentier au-dessus de 2 000 m et le lac reste souvent gelé, parfois blanc de neige jusqu'à la fin du printemps. À l'autre bout, l'automne se marche très bien après l'arrêt de la télécabine, tant que la neige n'est pas revenue : le refuge, lui, annonce sa saison 2026 jusqu'au 1er novembre.
En juin et début juillet, les pentes sont couvertes de rhododendrons en fleurs et les torrents sont pleins. En juillet-août, la météo est la plus stable, mais c'est aussi l'affluence maximale : l'association qui gère la réserve compte 1 000 à 1 500 personnes par jour au lac en plein été. En septembre, la lumière rase et la fréquentation en baisse rendent la montée plus tranquille. Une date à repérer si vous cherchez le calme : la semaine de l'Ultra-Trail du Mont-Blanc, du 24 au 30 août en 2026. La dernière montée de la course passe par la Tête aux Vents et la Flégère, soit exactement le versant de la descente par Tré-le-Champ, et le gros du peloton y défile de nuit. Le départ est donné à Chamonix le vendredi 28 août au soir. Pour caler votre venue dans la saison, notre article sur quand faire le Tour du Mont-Blanc détaille les conditions mois par mois, qui valent aussi pour ce secteur.
Le lac reste accessible en raquettes ou à ski de randonnée, mais dans un tout autre décor : la surface est gelée et enneigée, le paysage entièrement blanc. La télécabine de la Flégère ne dessert alors le secteur qu'en fonction de l'ouverture du domaine skiable, et la route du col des Montets peut être fermée. Surtout, ces pentes sont exposées aux avalanches : une sortie hivernale au Lac Blanc n'a rien d'une balade, elle se prépare comme une course de neige, avec le matériel et la lecture du bulletin qui vont avec. En cas de doute, appelez l'Office de Haute Montagne (la Chamoniarde) avant de partir.
Le Lac Blanc et les lacs des Chéserys se trouvent dans la Réserve naturelle nationale des Aiguilles Rouges, 3 276 hectares classés par arrêté ministériel du 23 août 1974. Elle est née d'une initiative locale : la réserve intercommunale du col des Montets, créée en 1971 sous l'impulsion de quelques passionnés, avant que l'État ne prenne le relais trois ans plus tard. Cela change concrètement trois choses.
La baignade est interdite. Depuis l'arrêté préfectoral du 22 mai 2025, se baigner et naviguer sont proscrits au Lac Blanc comme aux lacs des Chéserys. Ces lacs d'altitude sont des milieux fragiles, et les crèmes solaires et autres produits que l'on emporte sur la peau peuvent les polluer (des études sont en cours dans les las des Écrins. Au Lac Blanc s'ajoute une raison plus terre à terre : le refuge pompe son eau directement dans le lac et s'en sert pour sa cuisine. Ce dans quoi on se baigne finit dans l'assiette de ceux qui dorment là-haut. On profite de l'eau depuis la rive.
Les chiens ne sont pas admis, même tenus en laisse. La règle vaut pour toute la réserve, elle est contrôlée par les gardes et les amendes peuvent être salées. Si vous partez avec un chien, prévoyez une solution de garde pour la journée ou choisissez une autre randonnée en dehors de la réserve. La contrepartie de cette sévérité se voit sur le terrain : les bouquetins et les chamois y sont nombreux et se laissent approcher d'assez près, surtout tôt le matin.
Le bivouac ne se pose pas où l'on veut. Du 1er juin au 30 septembre, il est interdit dans toute la réserve des Aiguilles Rouges, à l'exception de quelques secteurs ouverts sur réservation. Au Lac Blanc même, la réponse est donc non, et c'est la principale déception de ceux qui montent avec la tente. Le secteur autorisé le plus proche est celui des Chéserys, trente tentes au maximum, et uniquement autour du lac supérieur : aux lacs inférieurs le bivouac est interdit, et les cordes posées au sol marquent la limite à ne pas franchir. Plus au sud, le lac Cornu et les Lacs Noirs (quinze tentes) ou le col de Bellachat et le lac du Brévent (vingt-cinq) fonctionnent de la même façon.
La réservation est gratuite, conseillée et se fait sur reserve-bivouac74.fr, une place par tente. Ensuite, la tente se monte à 19 h et se démonte à 9 h le lendemain, même si vous restez plusieurs nuits. Le feu et le drone sont interdits, le réchaud reste autorisé, et les déchets redescendent avec vous : le refuge ne les prend pas. Hors des zones ou des horaires, un contrôle des gardes coûte 68 €. Le camping, c'est-à-dire plusieurs nuits au même endroit, reste proscrit partout dans la réserve.
Les zones, les quotas et les arrêtés changent d'une saison à l'autre, et les communes ajoutent leurs propres règles par-dessus celles de la réserve : à Vallorcine, un arrêté municipal interdit le bivouac sur une partie du territoire. Renseignez-vous sur le site officiel avant de monter avec la tente. Notre article sur le bivouac au Tour du Mont-Blanc replace ces règles dans l'ensemble du circuit.
Au bord de l'eau, le Refuge du Lac Blanc (2 352 m) permet de couper la randonnée en deux jours et, surtout, d'avoir le lac pour soi au lever et au coucher du soleil, quand les randonneurs à la journée sont redescendus. C'est le meilleur moment pour voir les Drus et l'Aiguille Verte s'allumer dans l'eau. Le refuge propose dortoirs et restauration, et sert boissons et repas en journée. Pour 2026, il annonce sa saison du 5 juin au 1er novembre. Comptez autour de 70 € la demi-pension (nuit, dîner et petit-déjeuner), tarif à confirmer à la réservation.
La capacité est limitée et le lieu très demandé : la réservation est indispensable, souvent plusieurs semaines à l'avance pour un week-end d'été. Elle se fait en ligne sur refugelacblanc.com ou au 07 81 32 36 55. Pour élargir le choix, la Flégère et les Praz ont d'autres hébergements plus bas, et notre panorama des refuges du Tour du Mont-Blanc recense les options du secteur.
Si le nom d'« échelles de Tré-le-Champ » vous parle, c'est que le Lac Blanc n'est pas qu'une randonnée à la journée : il jouxte le tracé du Tour du Mont-Blanc. La dernière ligne du circuit, entre Tré-le-Champ et la Flégère, longe précisément ce versant par le Grand Balcon Sud, et beaucoup de marcheurs du TMB s'offrent le crochet par le lac avant de basculer vers Le Brévent et Les Houches, la dernière étape.
C'est aussi ce balcon que l'on parcourt sur notre Tour du Mont-Blanc en 7 jours, version confort avec hébergements sélectionnés et un accompagnateur qui connaît le terrain. À une différence près : le Lac Blanc y ouvre le séjour au lieu de le conclure. C'est l'étape du premier jour, montée depuis la Flégère puis descente sur Argentière par la forêt, moins fréquentée que le sentier du lac. On a donc en face, dès le premier midi, tout le versant nord du massif qu'il va falloir six jours pour contourner.
Le Lac Blanc se situe à 2 352 mètres, dans le massif des Aiguilles Rouges, face au versant nord du Mont-Blanc.
Cela dépend du départ. Depuis la Flégère (télécabine), c'est une randonnée familiale de +525 m aller-retour, accessible dès 7 ans. Depuis Argentière, c'est nettement plus exigeant : +1 200 m et le passage des échelles, réservé aux marcheurs à l'aise avec le vide.
Non. La baignade et la navigation sont interdites au Lac Blanc et aux lacs des Chéserys depuis l'arrêté préfectoral du 22 mai 2025, pour protéger ces lacs d'altitude fragiles.
Non, même tenus en laisse. Le lac est dans la Réserve naturelle des Aiguilles Rouges, où les chiens sont interdits. Les gardes contrôlent et verbalisent.
Comptez 2 h à 2 h 30 de montée depuis la Flégère (après la télécabine), 3 h à 3 h 30 depuis le col des Montets, et 6 h à 7 h pour la boucle par les échelles au départ d'Argentière.
Oui, en raquettes ou à ski de randonnée, mais le lac est gelé, la télécabine ne fonctionne qu'avec le domaine skiable et les pentes sont exposées aux avalanches. Une sortie hivernale se prépare et se sécurise comme une course de neige.